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Coxiella burnetii :
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Fièvre Q
Q fever
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La fièvre Q ou Query fever (query : à élucider), encore connue sous le nom de fièvre du Queensland, est causée par la bactérie Coxiella burnetii. Cette pathologie est une pneumonie atypique et a été décrite originellement en 1937 chez des personnes travaillant dans un abattoir, dans le Queensland, en Australie
(Derrick, E. H. "Q" fever, a new fever entity: clinical features, diagnosis and laboratory investigation. Med. J. Aust. (1937) vol. 2, p281–299). Burnet et Freeman isolèrent à partir de ces mêmes patients l'agent responsable de la fièvre Q et le baptisèrent
Rickettsia burnetii (Burnet, F. M. and M. Freeman. Experimental studies on the virus of "Q" fever. Med. J. Aust. (1937) vol. 2, p299–305). Morphologiquement, le germe en question correspondait à une petite bactérie Gram (-).
Plus tard, Philip créa un nouveau genre, Coxiella, à partir du nom de Herald R. Cox qui isola pour la première fois ce germe aux Etats-Unis (Philip, C. B. Comments on the name of the Q fever organism. Public Health Rep. (1948) vol. 63, p58–59). Ce genre comporte une seule espèce :
Coxiella burnetii.
Ce micro-organisme se présente sous la forme d'un petit bacille pléïomorphe de 0,3 à 1
mm de long, présentant des caractéristiques proches de celles observées chez les bactéries du genre
Rickettsia (bactérie intracellulaire obligatoire, petit génome, coloration par la technique de Gimenez).
Coxiella burnetii n'a jamais pu être cultivé, en absence de cellule eucaryote et semble donc être un cytoparasite obligatoire. Lorsqu'elle est isolée à partir d'un animal infecté,
Coxiella burnetii exprime un antigène de phase I, de type lipopolysaccharidique, qui rend le germe extrèmement contagieux. Après culture
in vitro sur des cellules eucaryotes ou bien sur oeufs embryonnés, on observe une variation antigénique (ou variation de phase) avec l'apparition d'un antigène de surface de phase II.
Cette bactérie a été isolée chez plusieurs mammifères (moutons, chèvre, vaches..), provoquant parfois chez ceux-ci des avortements ou bien entraînant une stérilité; ainsi que chez certaines espèces d'oiseaux et de tiques.
Coxiella burnetii semble pouvoir survivre des mois, voire des années dans l'eau ou le sol, grâce à un mécanisme se rapprochant de la sporulation. La transmission à l'homme est essentiellement aérienne (aérosols) et digestive. Les manifestations accompagnant cette infection aigue sont un état fiévreux associé ou non à une pneumonie ou une hépatite. Rarement, on peut observer une complication de type infection du myocarde ou du péricarde, ou encore une encéphalite. Souvent l'infection passe inaperçue. Environ 5 % des patients infectés sont susceptibles de développer une forme chronique de la maladie, affectant le coeur, les artères, le foie, les os...
Le diagnostic fait appel à un sérodiagnostic réalisé à l'aide d'anticorps spécifiques. Il est à évoquer dans le cas d'un état fébrile avec hémocultures négatives.
Longtemps considérée comme une Alphaprotéobactéries,
Coxiella burnetii a été reclassifiée récement dans les Gammaprotéobactéries.
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domaine : Bacteria
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phylum : Proteobacteria
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classe : Gammaproteobacteria
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ordre : Legionellales
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famille : Coxiellaceae
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genre : Coxiella
Bibliographie :
Fournier P. E., Marrie T. J., and D. Raoult. Diagnosis of Q Fever.
J. Clin. Microbiol. (1998) Vol. 36, p1823–1834.