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Éléments de Botanique :

Cours de première année de Pharmacie (année 1999-2000) du Pr. M-C. CHALANDRE
UFR de Pharmacie et Ingénierie de la Santé - ANGERS
Cours mis en pages par Damien LANNOY

Sous-classe des asterideae : ( sommaire )


Introduction :

Les botanistes sont unanimes pour classer selon divers caractères des plantes dans cette sous-classe. Des divergences peuvent apparaître pour classer ces plantes dans les différents ordres ou familles.

Les caractères constants et très évolués sont :
- La gamopétalie, généralisée dans 99 % des cas.
- L'isostémonie de l'androcée, voire une réduction du nombre d'étamines encore plus poussée (jusqu'à 1 étamine) .
- Le gynécée est réduit, souvent à deux carpelles, qui sont souvent soudés. Le gynécée a tendance à s'enfoncer. L'ovaire infère est constitué de 2 loges, et au terme de l'évolution, cet ovaire peut se réduire à une loge, souvent uniovulée.
- En général, l'inflorescence va évoluer vers une contraction (La contraction permet de compenser la perte ou la réduction des éléments reproducteurs.).

Chimiquement, la sous-classe des Asterideae est singularisée par des composés originaux :
- Iridoïdes (ce sont souvent des composés anti-inflammatoires).
- Alcaloïdes à noyau indolique (quinoléiques, par réarrangement).
- Polyacétylènes (avec une triple liaison, ce qui leur confère une grande instabilité).
- Hétérosides, différents de ceux rencontrés dans les sous-classes moins évoluées.
- Sont absents tanins, bétalaïnes, acide élagique (précurseur des tanins), proanthocyanes (précurseur de pigment).

Les asterideae seraient apparus au début de l'ère tertiaire, et seraient plus issus de convergence de taxons, plutôt que d'une filiation.

Les asterideae sont classifiées en trois groupes :

- Premier groupe
- Deuxième groupe : les Tubiflores
- Troisième groupe : l'ordre des Astérales
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PREMIER GROUPE :

Deux caractères singularisent ce groupe et sont particulièrement dominants :
- Les feuilles opposées.
- L'inflorescence cymeuse.

Souvent les fleurs sont pentamères (avec fréquemment un gynécée réduit, qui n'est plus bâti sur le type 5). Elles sont régulières et gamopétales.
L'ovaire est généralement supère, le gynécée réduit à deux carpelles.
Le fruit est le plus souvent sec : capsule, akène, ...

Oleaceae :

Cette famille tire son nom du genre Olea, représenté en Méditerranée par l'Olivier.
Mais cette famille de 500 espèces évolue plutôt sous des climats tropicaux.
La fleur se singularise par la tétramérie du périanthe (Diagramme floral de type 4S+4P+2E+2C).
L'androcée est souvent réduit à deux étamines. Le gynécée est réduit à deux carpelles le plus souvent. L'ovaire est infère.
Chimiquement cette famille se singularise par la présence de mannitol (produit glucidique), qui peut justifier l'intérêt qu'on porte aux oléacées en médecine comme adoucissant et laxatif léger.

Intérêt de quelques espèces :

- L' Olivier (Olea europea) :

Cette espèce circum mediterraneum fournit une huile, en écrasant le péricarpe (et non la graine) de la drupe oléagineuse. Cette huile, très aromatique, est admise comme excipient dans la Pharmacopée.

" Les olives vertes sont cueillies non mûres, les noires à maturité. Toutes sont préparées avant consommation. L'huile d'olive est le produit de pressions répétées de l'olive noire. La meilleure, l'huile d'olive pressée à froid, contient un taux élevé d'antioxydants. On l'utilise comme laxatif, liniment, excipient et composant de crèmes dermiques.
[...] La branche d'olivier est symbole de la paix." Extrait de Les Plantes Aromatiques et Médicinales de BREMNESS, Editions Bordas, 1996.]

- Le frêne (du genre Fraxinus) :
Cet arbre présent dans nos régions pousse bien au bord de l'eau.
La fleur subit une réduction de la corolle jusqu'à l'apétalie.
C'est un exemple de plante dioïque.
Cet arbre est à pollinisation anémophile (d'où, peut-être l'absence de corolle...).
Le bois de Frêne est apprécié en menuiserie, car très élastique et résistant. Les feuilles peuvent fournir un fourrage (A la différence des amentifères, le Frêne ne contient pas de tanin et les feuilles peuvent servir pour nourrir le bétail.). Aussi peut-on obtenir la "frênette", boisson typique du Nord.

Le Lilas, le Jasmin font partie de cette famille, tout comme le Forsythia ou le Troène. Ils sont couramment utilisés en ornement, dans les jardins. Le fruit noir du Troène est toxique.

Gentianaceae :

Cette famille est centrée sur la Gentiane Jaune (Gentiana lutea).
Les gentianacées se rencontrent en Amérique du sud et dans l'Hémisphère Nord, car ces plantes ont besoin d'humidité.

Les feuilles sont sessiles et parallelinerves, de disposition opposée. Ces feuilles sont généralement peu ramifiées.
La fleur est pentamère, avec un gynécée à deux carpelles. L'ovaire est supère, uniloculaire, à placentation pariétale.

- La Gentiane Jaune :

Cette herbe de montagne sécrète des hétérosides lactoniques (au goût amer) ; les racines particulièrement riches en ces composés sont utilisées dans la fabrication de vins amers et de boissons alcoolisées apéritives (La Suze®).

Il faut faire attention, si l'on veut faire un " apéritif-maison " à base de gentiane, à ne pas la confondre avec la Verâtre, herbe de montagne de même biotope, à morphologie relativement semblable, et qui se différencie par sa couleur blanc/verdâtre, la trimérie (La Vérâtre est une monocotylédone, de la famille des liliaceae) et la disposition alterne. La Vérâtre est une plante toxique.

Apocynaceae-Asclepiadaceae :

Ces deux familles très proches seront étudiées ensemble ; elles sont issues des même souches et ne se sont que récemment diversifiées.
Elles sont intéressantes en pharmacologie, pouvant fournir des composés actifs sur le SNC ou sur la sphère cardiaque.

4000 espèces se répartissent plutôt dans les régions chaudes. Beaucoup de ces plantes sont des lianes, mais le port est variable : arbres, arbustes, herbes vivaces, ...

Ce sont des familles qui sont munies de laticifères vrais (Les laticifères vrais, déjà rencontrés chez les euphorbiacées, sont issus d'une seule cellule).

Appareil reproducteur :

La fleur présente quelques originalités :
- Le stigmate est et reste massif, formant un bourrelet stigmatique (ou une colonne stigmatique) .
- On note l'apparition d'appendices corollins (comme des "languettes" à l'intérieur de la corolle qui peuvent même se souder et former une paracorolle).
- L'androcée et le gynécée peuvent se souder pour former un gynostème.
- L'ovaire (supère, voire demi-infère) est constitué de deux carpelles, qui sont séparés à la base et soudés seulement au niveau du style. L'ovaire évoluera pour donner par schizocarpie des fruits indépendants et souvent secs.

Chimie :

Outre les latex, ces plantes sont généralement riches en alcaloïdes et en hétérosides, d'où l'usage médicamenteux ou toxique.


Intérêt :

- La Pervenche, du genre Vinca :

Ce genre est indigène dans nos régions ; on peut rencontrer dans les forêts aussi bien :
- Vinca major, La Grande Pervenche.
- Vinca minor, La Petite Pervenche.
On a extrait de cette plante la vincamine, un alcaloïde utilisé en gériatrie comme oxygénateur cérébral, par dilatation des vaisseaux.


- La Pervenche de Madagascar :

Cette herbe, du genre Catharanthus, présente des fleurs roses à aspect comparable aux Pervenches de nos régions.
On a extrait de cette plante des alcaloïdes dimères, antimitotiques actifs contre les cancers, notamment le cancer du sang et le cancer des ganglions.


- Le genre Rauwolfia :

On trouve des espèces qui poussent en Inde, et employé dans la médecine indienne.
On a extrait la réserpine, premier antidépresseur (en plus hypotensif), et précurseur d'autres neuroleptiques.


- Le genre Strophantus :

De ce taxon évoluant plutôt en Afrique, on a extrait des composés cardiotoniques.
Tous les produits extraits de ces familles sont actifs à une certaine dose, et les plantes qui en contiennent sont généralement considérées comme toxiques.

- Le Laurier-Rose (Nerium oleander ) :

Ne pas confondre avec le Laurier (lauracée) et le Laurier-Tin (caprifoliacée).

Cette plante, largement utilisée en horticulture et introduite dans les jardins du fait de la beauté de sa fleur, est très toxique (par toutes ses parties). L'ingestion d'une feuille peut suffire pour entraîner la mort... (du fait de la présence de composés cardiotoxiques).

Loganiaceae :

Les 600 espèces tropicales de cette famille sont souvent des lianes ligneuses et des arbustes. Le gynécée est de type pluriloculaire à placentation axile (ce sont des gentianacées évoluées).


Intérêt :

Le genre intéressant est le genre Strychnos, duquel on extrait des alcaloïdes indoliques comme la strychnine.
Selon la région de la plante, l'usage peut varier :
- Si le Strychnos est d'Amérique du Sud, Les Indiens l'emploient pour préparer des curares, à partir des écorces.
- Si le Strychnos est d'Asie du Sud-Est, on extrait l'alcaloïde de la graine du Strychnos nux-vomica. La graine, contenue dans une baie pulpeuse (dénuée de toxicité d'ailleurs), est appelée noix vomique ; potentiellement toxique, elle est utile comme émétisant.
- Si le Strychnos est en Philippines, on l'extrait des Fèves de Saint Ignace, dont la teneur en alcaloïde est encore plus grande.
Ainsi on peut utiliser le genre Strychnos est utilisé dans les curares, comme émétisant, et comme produit rodenticide (pour tuer les rats). La strychnine est un produit émétisant et toxique ; un rat qui est incapable de vomir va l'avaler et va s'intoxiquer. L'homme le vomirait naturellement avant que la strychnine ne passe dans la circulation sanguine.

Le buddleia ou "arbre à papillon", de la même famille, est dénué d'alcaloïde (donc de toxicité). Largement introduit dans les parcs et jardins, cet arbuste est pollinisé par les lépidoptères. Cette plante illustre l'image de la co-évolution entre monde végétal et monde animal : car seul le papillon va être capable de polliniser la fleur avec sa trompe (Il faut noter que le papillon est un insecte évolué, et le buddleia, une plante également évoluée.).

Rubiaceae :

Cette famille tire son nom de l'espèce Rubia pelegrina ou Garance. Cette herbe donne une mauvaise image de la famille, puisqu'elle évolue sous des climats tempérés.

En effet, cette famille regroupe plus de 6 000 espèces des régions chaudes et tropicales et qui sont généralement ligneuses.
Ce sont des arbres à feuilles opposées, simples et entières avec des stipules assez développées. Ces stipules peuvent même prendre l'aspect de pseudo-limbe (et simuler une disposition verticille) ou encore se développer en gaine.
Chimiquement on note la richesse de ces plantes en alcaloïde à noyau indolique.

Appareil reproducteur :

Les fleurs sont pentamères ou tétramères, petites et régulières. Elles se regroupent en capitule ou ont une propension à évoluer vers cette inflorescence.
L'ovaire est infère, le fruit très variable mais parfois utile et la graine est encore albuminée.

Intérêt :

- Le Quinquina du genre Cinchona :

De cet arbuste d'origine américaine, on extrait de l'écorce un alcaloïde, la quinine, qui aide l'organisme à lutter contre des protozoaires parasites, dont le Plasmodium, responsable de la malaria. Cet alcaloïde anti paludique est employé dans les cas de résistance de souches, en dernier recours.
Les vertus antipyrétiques (contre les fièvres) de cette plante sont connues en Europe depuis le XVIIIème siècle.

- Le Caféier :

Le caféier, du genre Coffea est d'origine africaine, mais se cultive beaucoup en Amérique du sud. Deux espèces principales sont cultivées :
- Le Coffea arabica.
- Le Coffea robusta.

Il s'agit d'un arbre à feuille lancéolée ; les fleurs sont blanches, assez grandes, pentamères, et l'ovaire infère est inséré dans la base du calice.

Le fruit est une drupe rouge (verte à l'origine) à maturité, qui contient deux noyaux, avec une face aplatie. Ces deux noyaux sont issus de la soudure des deux carpelles en placentation axile.
Le grain de café correspond à la graine débarrassée de son péricarpe et sans tégument, qui est ensuite torréfiée.

La graine contient naturellement beaucoup de caféine ; d'autres produits aromatiques présents dans la graine et exprimés grâce à la torréfaction, vont procurer le goût.

La caféine, outre son effet stimulant, est employée en cosmétologie comme amincissant.

"Cet arbuste, originaire d'Ethiopie, est aujourd'hui cultivé dans de nombreux pays tropicaux (comme le Brésil, ...). Ses fruits rouge vif, les cerises, contiennent chacun deux grains, ou fèves, de couleur gris-vert et dépourvus d'odeur. Une fois torréfiés, ils prennent une couleur marron foncé et développent cet arôme et ce goût caractéristiques du café. La légende veut que le café ait été découvert il y a très longtemps par des nomades éthiopiens qui avaient remarqué que leurs animaux domestiques devenaient très animés quand ils avaient mangé les fruits de l'arbuste. En mangeant les grains, les maîtres éprouvèrent cette excitation à leur tour. Ils apprirent par la suite à fabriquer une boisson agréable avec les grains préalablement grillés." Extrait de Drogues, une encyclopédie de WEIL et ROSEN, Editions L'Esprit Frappeur (n°81)-1999.

- Autres rubiacées intéressantes :

- Le Galium est une herbe sauvage, dont le nom vernaculaire est Caille-lait ou Gaillet.
Les stipules sont très développés, avec l'impression d'une phyllotaxie verticille.
L'inflorescence est assez condensée à l'aisselle.
On note la présence de poils épidermiques en forme de crochet, qui s'accrochent en passant.
- La Garance ou Rubia pelegrina est une plante tinctoriale qui fournit des colorants rouges, (utilisés au XIXème siècle pour colorer les pantalons des soldats) .
- L'Ipéca qui appartient à cette famille est réputé pour ses vertus émétiques.

Caprifoliaceae :

Cette famille qui compte 400 représentants comprend des arbustes, parfois lianescents comme les Chèvrefeuilles, et évolue plutôt dans des régions tempérées.
On observe une tendance à la zygomorphie de la corolle (ex. le Chèvrefeuille).

Les feuilles sont opposées et astipulées souvent.
Les inflorescences sont de type cyme, et sont assez réduites, assez contractées. Les fleurs les plus périphériques sont les plus volumineuses (et sont souvent stériles) et l'ensemble de l'inflorescence va simuler la fleur géante : notion de pseudanthe.
L'ovaire est infère.
Le fruit est charnu ; souvent rouge ou noire, cette baie est souvent toxique, car irritante et caustique.

Exemples :

- Le Sureau noir (Sambucus nigra ) :
Cet arbre commun possède des inflorescences en cymes plates (avec un aspect proche d'une ombelle).
Les fruits sont noirs et sont inoffensifs.

- Le Viorne obier (Viburnum opulus ) , ou Boule de Neige, est un arbuste avec des inflorescences en boule (qui sont souvent stériles en horticulture). Les fruits rouges des espèces sauvages sont des baies sans intérêt. Attention, viorne désigne aussi le nom vernaculaire de la clématite rencontrée chez les renonculacées...


Valerianaceae :

Cette famille comprend 400 espèces d'herbes souvent vivaces ou plus rarement annuelles.

Les fleurs, organisées en capitules contractées chez les plus évoluées, sont fréquemment zygomorphes, et présentent des réductions de pièce (par exemple, il ne va rester qu'une seule étamine). L'ovaire infère est constitué de trois carpelles.
Le calice est caractéristique ; accrescent, il forme une aigrette de poils soyeux servant pour la dissémination du fruit.

Quelques plantes présentent un intérêt :

La Valériane (Valeriana officinalis ) est utilisée en médecine populaire et en phytothérapie. Des molécules présentes sont le support d'une activité antispasmodique et sédative. La Valériane est aussi appelée l'herbe-aux-chats.

On compte aussi la Mâche (ses feuilles sont utilisées en salade).

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DEUXIEME GROUPE : LES TUBIFLORES

Six familles sont regroupées dans ce 2ème groupe, qui présente quelques caractères communs :
- Ce sont essentiellement des herbes.
- Ces plantes sont très bien représentées dans les zones tempérées et froides.
- La plupart des familles sont des familles moyennes, de 2000 espèces environ.
- L'ovaire est supère (caractère peu évolué).

- Apparition de la zygomorphie.
- L'androcée est réduit à quatre étamines souvent.
- Le feuillage est plutôt alterne.

Toutes les familles incluses dans les tubiflores dérivent toutes d'un même stock ancestral.


Scrofulariaceae :

Cette famille cosmopolite est plus présente dans des climats tempérés.


Appareil végétatif :

Ce sont généralement des herbes.
Le feuillage est soit opposé (ex. La Scrofulaire), soit alterne (ex. La Digitale).
Quelques espèces sont bisannuelles.


Appareil reproducteur :

Les fleurs hermaphrodites sont zygomorphes.
Le calice est marcescent.
La corolle est zygomorphe bilabiée ; la corolle en tube s'ouvre à l'extérieur par deux lèvres assez inégales.
L'androcée est didyname, avec des étamines aux longueurs de filet différentes.
- Deux étamines sont à filet court.
- Deux étamines sont à filet long.
Cette longueur variable des filets est en fait une adaptation à la zygomorphie de la corolle, imposée par l'aspect si particulier (les 2 étamines à filet plus long se développent sur la partie ventrale de la corolle.)
L'ovaire est constitué de deux carpelles ; il est biloculaire, à placentation axile.

Le fruit est une capsule (pluriséminée et sèche).

Exemples et intérêt :

- La Digitale (Digitalis purpurea ) :

C'est une plante bisannuelle à feuille lancéolée pubescente. La deuxième année, l'inflorescence est en grappe de fleurs à la corolle tubuleuse, violette et tachetée.
L'androcée est didyname profond. Le fruit est une capsule.

Cette plante est connue pour son activité sur le cœur, du fait de la présence d'hétérosides cardiotoxiques, et cardiotoniques à dose faible (règle des 3R : ralentit, régularise et renforce).
Ces hétérosides sont intégrés dans des spécialités tels que : DIGITALINE NATIVELLE®, qui n'est plus beaucoup employée de nos jours.


- Le Bouillon ou Molène (Verbascum thapsus ) :

Il s'agit d'une plante bisannuelle avec :
- La 1ère année, des feuilles très pubescentes, d'aspect gris, qui recouvre la couleur verte de la feuille.
- La 2ème année, une tige très haute, et au sommet une grappe de fleurs jaunes.

Le Bouillon entre dans la composition des espèces pectorales (Avec la Violette, la Guimauve, la Mauve, le Tussilage, le Coquelicot et le Pied de Chat.), aux vertus apaisantes, adoucissantes et expectorantes.

- Autres scrofulariacées :

On a aussi le Muflier, les gueules de loup, les Linaires, la Véronique (c'est une liane herbacée à fleurs bleues, et qui présentent 4 lobes assez distincts, issus de la soudure de 2 pétales).

Enfin on a le Paulownia, qui est une grappe de fleurs bleues.

Plantaginaceae :

Cette famille de 500 espèces est centrée sur le genre Plantago, le Plantain, qui est très commun dans les chemins car résistante aux piétinements.
Le feuillage est en rosette perennante, ce qui les rend résistant dans les chemins de terre piétinés (type sentier).
Les feuilles ont une nervation parallélinerve chez tous les plantains (avec un aspect proche aux Monocotylédones). Cette nervation bien particulière pour une Dicotylédone vient de la disparition du limbe et du développement du pétiole.


Appareil reproducteur :

L'inflorescence se développe au sommet d'un axe dégarni de feuilles et se compose d'un épi. Les fleurs tétramères sont de petite taille et d'aspect proche à celui présenté chez les scrofulariacées.
Ainsi les sépales avortent, 2 pétales sont soudés.
La corolle est translucide miniature, d'aspect scarieux.
L'ovaire supère comprend deux carpelles soudés. La placentation est axile.
Le fruit sec est un petit akène.
Cette plante est à pollinisation et à dissémination anémophile (par le vent), comme les graminées.

Cette plante présente un usage médicinal populaire. Elle est aussi douée d'un pouvoir de synthèse chimique intéressant.


Lamiaceae ou labiées :

Cette famille comprend 3 000 espèces, distribuées sur le pourtour méditerranéen où elles se sont diversifiées.

Appareil végétatif :

Ce sont des plantes au port variable mais petit : herbes, arbrisseaux et plantes suffrutescentes (qui s'étalent sur le sol). Elles ont une grande capacité à former des tiges horizontales, comme les rhizomes et stolons, pour coloniser les sols.

Toutes ces espèces (arbustes et herbes) présentent la particularité d'avoir des tiges ou des rameaux qui ont une section carrée très nette au début de la croissance. Avec l'âge, la structure secondaire va dominer et on retrouve une section plus ronde.

Les feuilles sont opposées, simples et penninerves.
L'épiderme des feuilles est riche en poils sécréteurs à Huile Essentielle, avec une structure très particulière à cette famille.
Il se forme une sécrétion exogène juste sous la cuticule souple et fragile, qui va se gonfler.



Appareil reproducteur :

Les fleurs s'organisent en cymes très contractées, des glomérules (Cf. les Urticacées chez les magnoliidées.).
Les fleurs sont hermaphrodites à corolle zygomorphe bilabiée.
L'androcée est didyname (pour être fonctionnel avec la corolle).
Le gynécée est différent : Il est supère, constitué de deux carpelles, avec seulement deux ovules dans chaque carpelle.

Une nouvelle cloison se développe, pour diviser en quatre l'ovaire.
Un style gynobasique (qui semble sortir du centre) se développe au centre des deux carpelles.

Le fruit est un tétrakène ; les graines sont exalbuminées.


Intérêt-Usage :

L'intérêt des espèces provient de la présence d'Huiles Essentielles, qui ont :
- un caractère antiseptique, anti-inflammatoire.
- un intérêt aromatique : ex. La Menthe, le Thym, le Romarin,... intérêt culinaire.
La Lavande employée en cosmétologie.

Au Japon, on consomme le rhizome du Crosne, qui est riche en amidon.

Remarque :
De nombreuses Orties de couleur sont comprises dans le genre Lamium. C'est le cas du Lamium album ou Ortie Blanche qui a un caractère odorant (malodorant) mais non urticant, comme l'Ortie Dioïque des Urticaceae. Cependant l'aspect végétatif des deux plantes est assez proche, avec les feuilles opposées décussées.

Boraginaceae - Borraginacées :

Cette famille très homogène est bien représentée dans les régions chaudes.
Ce sont des herbes essentiellement, même si l'on peut trouver quelques lianes.

Le feuillage est alterne, et contient des cystolithes (faits de sel de calcium sous forme oxalate ou carbonate), d'où le toucher rugueux du feuillage.

Appareil reproducteur :

Les cymes sont scorpioïdes (caractère singulier à cette famille).
Les fleurs sont régulières, hermaphrodites et pentamères (sauf le gynécée constitué de 2 carpelles).
La corolle est généralement bleue pour cette famille.
L'androcée est isostémone (à 5 étamines).

Le gynécée est assez commun aux labiées, avec un style gynobasique et avec 2 carpelles, 4 ovules et 4 loges. Le fruit issu de la schizocarpie est un tétrakène.


Intérêt et classification interne :

- La bourrache (Borago officinalis ) :

Cette plante présente des fleurs régulières, avec des anthères connivente (C'est à dire que les anthères se resserrent jusqu'à presque se toucher, mais ils ne sont ni collés ni soudés).

Les feuilles et fleurs présentent un intérêt médical, et reste employé comme diurétique et sudorifique (fait perdre de l'eau ; intéressant en cas d'œdème). Les feuilles contiennent des cystolithes et sont riches en potassium notamment.

- La pulmonaire :

Cette plante a ses feuilles oblongues avec des taches claires ; les feuilles sont dites " maculées ". Ces marques étaient un signe, selon la théorie des signatures (A la fin du moyen âge, la théorie des signatures (c'est à dire une " médecine des signes et de la nature") expliquait que l'action d'une drogue est repérable par un signe intrinsèque. Tout ce que la Nature crée est formé à l'image de la vertu qu'elle cherche à cacher. Ainsi la Pulmonaire qui rappelle le poumon agit sur la sphère respiratoire), de l'effet bénéfique sur les poumons.

- La Consoude (Symphytum officinale ) :

Est utilisé assez fréquemment dans un usage cicatrisant.
Les fleurs bleues ou ivoire sont utilisées en cataplasme comme vulnéraire.
Cette plante est riche en pyrrolisidine, un composé cancérigène, qui s'accumule dans l'organisme, au niveau du foie (composé hépatotoxique) et doit donc être évité en tisane ou en usage répété.

En horticulture on rencontre le Myosotis, avec ses petites fleurs bleues.

Solanaceae :

Cette famille est regroupée autour du genre Solanum (Pomme de Terre).
Linné nommait les plantes de cette famille les " blêmes ", les " tristes ", car les feuilles ont plutôt un aspect tombant avec des couleurs assez ternes.
La toxicité des premières espèces présentes naturellement en Europe a laissé une mauvaise réputation aux plantes qui sont arrivées d'Amérique (tomate, pomme de Terre).

On compte 2000 espèces, dont les ¾ sont inclus dans le genre Solanum. C'est une famille jeune, encore en pleine évolution dans la diversité.
On la trouve aussi bien dans les zones tropicales que tempérées, avec de nombreuses espèces originaires de l'Amérique du Sud et importées dans nos régions.


Appareil végétatif :

Ce sont des herbes, généralement de grande taille, voire des arbustes (plantes à grand développement).
Les tiges sont très ramifiés, les racines sont souvent épaulées par le développement de rhizomes ou de tubercules (ex. la Pomme de Terre).
Le feuillage alterne et penné va du limbe simple au composé.
On note souvent la présence de poils sécréteurs, d'où l'odeur.

Chimiquement on peut extraire des alcaloïdes traopaniques et/ou stéroïdiques, supports de la toxicité de beaucoup de solanacées si consommées à haute dose.


Appareil reproducteur :

Les fleurs sont solitaires ou regroupées en cymes.
Ces cymes sont bipares originellement, mais l'un des axes va avorter et la bractée de l'axe va se conserver. Ainsi à chaque nœud, on note la présence de bractées géminées.

Les fleurs sont régulières et pentamères.
Le calice est marcescent, voire accrescent dans le cas de la Belladone.
La corolle est tubuleuse ou rotacée (en forme de tube, comme une trompette).
L'androcée est isostémone (à 5E) et présente des anthères conniventes, se rapprochant les unes des autres.
Deux carpelles vont évoluer en une capsule (dans le cas du Tabac ou de la Datura) ou en une baie (ex. la Tomate ou la Belladone). La graine est encore albuminée.
Emploi-intérêt :

- La Belladone (Atropa belladona ) :
Cette plante présente l'ambivalence toxicité/intérêt thérapeutique. Ainsi cette grande herbe vivace des montagnes contient dans toutes ces parties des alcaloïdes tropaniques (atropine), à effet parasympatholytique, qui à faible dose est injecté en cas d'urgence. On en tire un extrait qui dilate la pupille, aujourd'hui destiné aux examens ophtalmologiques.
Le fruit est une baie noire, de la taille d'une cerise avec autour le calice marcescent vert et étoilé (toxique). Les feuilles et racines sont toxiques, narcotiques et hallucinogènes.

- Le Datura stramoine (Datura stramonium ) :
Cette herbe évolue dans les champs et terrains vagues sableux dénudés (les friches).
C'est une plante toxique [narcotique], au fruit non charnu, c'est-à-dire une capsule verte d'aspect appétant. Les graines noires d'apparence agréable sont particulièrement riches en alcaloïde donc très toxiques.
Les fleurs sont en trompette de couleur blanche.
Les feuilles sont grandes et dentées.

- La Jusquiame (Hyoscyamus niger ) et la Mandragore (Mandragora officinarum ) :
Ce sont comme le Datura, deux plantes très toxiques ; dites " mystiques ", elles étaient au Moyen-âge employées en sorcellerie.
Les racines de Mandragore, anthropomorphes, sont très toxiques et agissent sur le SNC (narcotique puissant).

- Le genre Solanum :
Ce genre, avec près de 1500 espèces, présente de nombreuses espèces à intérêt alimentaire. Ce sont souvent des plantes d'intérêt récent (trois siècles) et sont originaires souvent de l'Amérique.

La pomme de Terre, plante de haut intérêt économique, est le tubercule du S. tuberosum. Cette plante est cultivée depuis des siècles sur les hauts plateaux andins et la patate avait un goût à l'origine assez amer. Elle fut ramenée en Europe par Parmentier au XIXème . Ce tubercule qui eut du mal à s'imposer en Europe, remplace aujourd'hui les céréales dans l'alimentation quotidienne.
Les teneurs en protéine et en amidon sont, au prix d'améliorations culturales, à peu près équivalentes aux graminées.
L'épiderme contient des alcaloïdes stéroïdiques (solanine) détruits à la cuisson.
Dans le même genre, on a l'Aubergine (originaire de l'Inde et mangé chaud car contenant des alcaloïdes tels que la solanine), la Tomate (du genre Solanum ou Lycopersicum) d'origine américaine (La tomate a eu également du mal à s'imposer en Europe, car d'aspect végétatif assez proche à la Belladone, toxique et utilisé en sorcellerie.) et les Poivrons et Piments (Le piment entre dans la composition du " Chile " au Mexique , du tabasco aux USA et du paprika hongrois).

- Le Tabac (Nicotiana tabacum ) :
Les feuilles de cette plante étaient au départ prisées et chiquées pour lutter contre la migraine.
Elles furent peu à peu fumées et cet usage prédomine aujourd'hui.

Cette plante contient de la nicotine (alcaloïde), qui peut aussi être utilisé comme insecticide.

Convolvulaceae :

Les 1500 espèces référencées dans cette famille évoluent sous les tropiques et parfois dans nos régions.

Ce sont souvent des lianes, des herbes volubiles (), et plus rarement des arbustes (notamment dans le genre Convolvulus).
On dénombre des plantes qui peuvent évoluer vers le parasitisme, avec des racines-suçoirs qui s'immiscent dans les tissus de l'Hôte. Ces plantes perdent alors leur capacité de photosynthèse et ne sont plus vertes (car n'ont plus de chlorophylle).

Appareil végétatif :

Les racines sont souvent tubérisées (ex. la patate douce), chez les souches vivaces.
Les feuilles sont simples, composées-pennées ou composées-palmées.
On trouve la présence de laticifères, qui sont toujours très courts et produisant des quantités infimes de latex (mais qui peut être mis en évidence).


Appareil reproducteur :

L'inflorescence est variable. Les fleurs sont régulières, hermaphrodites et pentamères.
L'ovaire est supère, à deux loges bi ovulées.
Un disque nectarifère existe souvent.

Le fruit est une capsule, les graines sont exalbuminées.


Exemples :

Le Liseron est une plante grimpante dans nos régions ; c'est une mauvaise herbe qui est difficile à éradiquer, du fait de son rhizome développé.

Les patates douces proviennent de lianes qui se développent à partir d'un tubercule amylacé, très consommé sous les Tropiques.

On utilise les racines ou rhizomes, souvent séchés, de certaines convolvulacées exotiques comme laxatif et purgatif. Ex. Jalap, Turbith, Scammonée.

Certains liserons exotiques (notamment américains), du genre Ipomoea, produisent des graines qui ont des propriétés stupéfiantes, actives sur le SNC (hallucinogènes). Ces graines sont employés depuis des siècles par les tribus indiennes au Mexique, et portent le nom d' "ololiuqui" ; elles contiennent des alcaloïdes indoliques proches du LSD ou de molécules produites par l'Ergot de Seigle.
A lire :Un panorama des hallucinogènes du nouveau monde de SCHULTES aux Editions L'esprit Frappeur (n°58),2000.



Conclusion de ce groupe :

Il s'agit d'un groupe assez homogène, avec souvent la possibilité de relier les familles deux par deux.




Ce sont les " Quatre Familles ".

Tableau extrait de l'Abrégé Botanique de J.L. GUIGNARD, 11èmeEdition Masson, 1998.

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TROISIEME GROUPE : L'ORDRE DES ASTERALES :

Cet ordre est diversement composé selon les botanistes. On divise cet ordre en 2 familles principales, avec un nombre inégal d'espèces :
- Les campanulaceae.
- Les asteraceae.


Les caractères communs sont les suivants :
- Ce sont des plantes herbacées, se répartissant préférentiellement dans les régions tempérées (et dans les montagnes).
- Les fleurs ne sont pas stipulées et sont à ovaire infère ; le fruit est sec.
- L'androcée est synanthéré : les anthères sont soudées, mais non les filets. Cela s'accompagne d'une déhiscence introrse (cette morphologie est liée à un mécanisme de pollinisation spéciale) .
- Chimiquement, l'amidon est très souvent remplacé par l'inuline (macroglucide remplaçant l'amidon dans toutes les parties de la plante ou seulement dans les racines). L'inuline donne un goût particulier dans le cas de plantes comestibles. L'inuline est utilisée dans certaines méthodes d'exploration rénale, car sa filtration par le rein est particulière.
- La présence d'appareils sécréteurs assez affirmée dans les deux familles.
- La contraction des inflorescences d'abord en épi, et qui peut au terme de l'évolution aboutir au capitule.


Campanulaceae :

Cette famille est centrée sur le genre Campanula (le Campanule).
600 espèces appartiennent à cette famille.
Ce sont des herbes vivaces à feuille simple, non stipulée.
Le latex est sécrété dans des appareils anastomosés.


Appareil reproducteur ; mécanisme de la fécondation :

L'inflorescence est de type épi, voire capitule chez les plus évolués. Cependant on note une tendance à la contraction et à la diminution des axes floraux.

Les fleurs sont bleues et grandes ; elles sont pentamères, régulières (en forme de cloche).
La corolle est gamopétale ; le calice est dialysépale.
L'androcée n'est pas corolliflore (Comme les éricacées).
L'ovaire infère est variable : de 2 à 5 carpelles.

L'androcée est synanthéré, et forme un bourrelet continu d'anthères. Le style au-dessus de l'ovaire va croître et traverser l'anneau constitué par les anthères. Ce style portant de nombreux poils va, lors de la traversée de la couronne, accrocher les grains de pollen (Il faut noter que la déhiscence des anthères est introrse, avec la libération vers l'intérieur de la couronne des grains de pollen) sur les poils. Le stigmate étant fermé lors de la croissance du style, il ne se produit pas d'autofécondation.
Les grains de pollen situés en dessous du stigmate sur les poils sont récupérés par des insectes butineurs.
Ensuite, le stigmate va s'ouvrir et la fleur sera fécondée par un pollen d'une autre fleur.

Ce mécanisme est compliqué et très évolué mais il fonctionne de manière très efficace, puisque de nombreuses plantes très évoluées ont intégré ce processus.

L'usage des campanulacées se limite à la Campanule (intérêt horticole).


Lobeliaceae :

Cette famille est assimilable à des campanulacées à corolle zygomorphe (cf. les Lobélies).
De certaines espèces on a extrait la lobéline, utilisé comme vasodilatateur des bronches (pour permettre une respiration plus aisée).


Asteraceae :

On a 20 000 espèces totalement cosmopolites, mais très diversifiées dans les pays tempérés et froids.
Tous les ports sont représentés, excepté les grands arbres.


Appareil végétatif :

Le feuillage est alterne, simple et non stipulé.

L'appareil sécréteur est constant et assez spécifique (utile pour la classification d'une si grande famille) ; on a :
- Des laticifères.
- Des canaux sécréteurs à Huile Essentielle et à résine.
- Des poches sécrétrices à Huile Essentielle.

Chimiquement sont présents également :
- L'inuline dans les parties souterraines.
- Non pas des iridoïdes, mais des lactones particulières (terpéniques) à ces plantes.
- Azulènes (aux propriétés anti-inflammatoires).
- Polyines :plyacétylèniques.
- Quelques alcaloïdes.


Appareil reproducteur :

L'inflorescence est en capitule :
- soit en plateau.
- soit en massue plus ou moins arrondie.
Ces capitules peuvent se regrouper en cyme, voire en corymbe.
On obtient au terme de l'évolution des incapitulescences ou capitule de capitules.
Ex. Le Chardon (du genre Echinops) où une fleur est fertile et les autres fleurs sont perdues ; cependant les bractées épineuses sont conservées (il y a donc plus de bractées que de fleur).

Le capitule peut évoluer en fleur simple géante avec :
- chez les plus anciennes, un capitule en fleurs toutes semblables en boule.
- chez les plus récentes, les fleurs les plus périphériques se différenciant des autres.


On peut avoir par exemple :
- en périphérie des fleurs à corolle ligulée.
- au centre des fleurs à corolle tubuleuse.


La corolle va alors se différencier en forme, en couleur,...selon la position occupée sur le capitule.

Un capitule est dit :
- homogame, quand toutes les fleurs sont semblables.
- hétérogame, quand à l'intérieur du capitule les fleurs sont différentes :
     - certaines sont par exemple stériles à corolle très développée.
     - Certaines sont plus centrales, hermaphrodites et tubuleuses.
     - Certaines sont en périphérie subissent une perte partielle ou totale de la sexualité.

Ainsi ici, 3 cercles de fleurs se succèdent, avec des différences dans la forme, la couleur, la sexualité.

La fleur est typiquement hermaphrodite et pentamère.
Le calice a un développement retardé, avec un bourrelet de poils qui le garnit. Il est peu développé mais accrescent.
L'androcée est synanthérée isostémone (avec 5 étamines) à déhiscence introrse.
Le gynécée est caractéristique, fait de deux carpelles a priori mais d'une seule loge uniovulée.

La fécondation se fait selon le même modèle que chez les campanulacées (avec toujours un décalage de maturité d'ouverture des deux organes reproducteurs, permettant d'éviter l'auto-pollinisation). Après la fécondation / pollinisation, la corolle et l'androcée disparaissent.
Le fruit est un akène. Le calice accrescent reprend alors sa croissance et forme une aigrette appelée le pappus, pour disséminer le fruit.

La graine est exalbuminée.

Classification interne :

En général on divise en deux sous-familles, selon l'appareil sécréteur (à latex ou à huile essentielle/résine).

17 tribus sont décrites :

- Les composées alimentaires :

Les composées ne sont jamais à la base de l'alimentation.

L'Hélianthus annuus ou le Tournesol :

Chaque fleur se développe en graine, riche en lipide, et avec lequel on peut faire une huile. Cette huile est plus riche en acide gras insaturé comparé à l'huile d'arachide.

Les salades :
On a :
- la Chicorée, du genre Cichorium (La racine torréfiée est utilisée en substitution du café pendant la guerre ; torréfiée, elle neutralise les effets excitants du café).
- L'Endive.
- La laitue (Lactula) et la Batavia.
- Les artichauts (du genre Cynara) dont on consomme le réceptacle du capitule encore immature. On a extrait de cette plante des extraits ayant des effets bénéfiques sur le fois et la vésicule biliaire.

- Usage ornemental - horticole :

Ces plantes ont toujours un capitule très développé et très différent.
Cette famille comprend : le Dahlia, la Marguerite, la Pâquerette, le Pissenlit (exemple de pappus), le Chrysanthème,...

- Usage médicinal :

L'Arnica (Arnica montana) est riche en azulène, d'où les vertus anti-inflammatoires de la teinture d'Arnica.
La Camomille est apaisante et antispasmodique.
La Bardane est employée comme tonique fortifiant.
La Tanaisie : on utilise son huile essentielle.
L'Armoise (du genre Artemisia) est utilisée comme anti-malarique dans les pays chinois. Cette plante est considérée comme immunostimulante. Une espèce voisine sert à fabriquer le Vermouth et l'Absinthe, une liqueur interdite. Armoise, absinthe et estragon appartiennent au même genre Artemisia.

Le Pyrèthre : Cette " Marguerite africaine " permet d'obtenir des pyréthrines et cinérines, insecticides peu toxiques et efficaces (à partir des sommités florales pulvérisées).

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QUELQUES PISTES DE CONCLUSION :

Les familles de cette sous-classe ne présentent pas de suite continue, en fait, elles correspondent aux bouts de branche d'un arbre.
Ce sont des familles très évoluées et dont les asteracées présentent le maximum de réussite ; un fait le prouve sans conteste : le grand nombre de ses espèces et sa répartition dans le monde entier (sur tous les milieux) .
En effet, dès que la nature a réalisé un type d'organisation biologiquement réussi, elle multiplie ce type à un très grand nombre d'exemplaires.

Conclusion :

Si dans ce dernier groupe très évolué ne contient pas de plante à intérêt médicinal de premier ordre, cela vient du fait que les molécules présentes servent pour la communication, contre la prédation et contre l'attirance avec le monde vivant.
Maintenant les produits sont moins toxiques mais très efficaces dans leurs buts. La chimie est plus subtile, moins brutale.
Ce sont de grandes familles jeunes encore peu évoluées.

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