Sommaire :
6 / Les conditions d’expérimentation :
Chez l’animal soumis à une perturbation (peur, douleur aigüe..) ou a un état de stress (douleur chronique par exemple) de nombreux paramètres comportementaux et physiologiques sont perturbés. Ces perturbations sont suceptibles de fragiliser les animaux (mauvaise résistance à l’anesthésie et augmentation de la mortalité) et de modifier notablement les résultats des expériences.
Il faut donc observer attentivement les animaux pour déceler les comportements et paramètres anormaux dénotant d’un état de souffrance : fuite, retrait, aggressivité, problèmes respiratoires, modification de la prise d’aliments ou de boisson, hypothermie, hypo- ou hypertension, bradichardie, sécrétions hormonales...
Dans le but de réduire au minimum tous les facteurs de stress et d’inconfort, il faut :
- familiariser l’animal avec la présence et le contact de l’homme en accordant suffisament de temps aux étapes de change et de soin. En habituant l’animal à être manipulé avec bienveillance, on limitera ainsi la sensation de peur au moment de l’expérimentation.
- familiariser l’expérimentateur avec l’animal ! Une contention correctement effectuée réduira considérablement le temps d’expérience et l’inconfort de l’animal, un geste correctement réalisé ne sera pas à reproduire.
- réduire au minimum la douleur :
- lorsque la douleur n’est pas le sujet d’étude, en utilisant des analgésiques (aspirine, AINS, morphiniques). Au cours d’un acte chirurgical, ne pas oublier que l’anesthésie n’est pas nécessairement analgésiante, et que de toute façon la douleur sera présente au réveil de l’animal.
- lorsque la douleur est le sujet d’étude, en choisissant des protocoles d’évitement plutôt que des protocoles provoquant une douleur persistante.