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16 - Auto-anticorps dirigés contre un RCPG :
Certaines affections thyroïdiennes humaines sont caractérisées par la présence d'anticorps auto-immuns, vraisemblablement impliqués dans la pathophysiologie de la maladie, et dirigés contre le récepteur de la TSH.
Ainsi, dans le cas du myxoedème idiopathique, une affection hypothyroïdienne d'origine auto-immune, des anticorps capables d'inhiber la liaison de la TSH à son récepteur sont parfois mis en évidence. À l'inverse, dans la maladie de Graves-Basedow où l'on observe une hyperthyroïdie, des anticorps capables de mimer le ligand au niveau du récepteur de la TSH sont retrouvés (Ledent et coll., 1995).
D'autres RCPGs sont la cible d'auto-anticorps qui participent vraisemblablement à l'apparition ou bien à l'entretien de certains des symptômes (pour revue : Hoebeke, 1995). En effet, des anticorps dirigés contre les récepteurs bl-adrénergique et muscarinique M2 sont retrouvés dans la cardiomyopathie dilatée idiopathique et la cardiomyopathie associée à la maladie de Chagas (infection par le parasite Trypanosoma cruzi). Dans cette dernière affection, des anticorps contre les récepteurs b2-adrénergiques sont aussi retrouvés. Dans la myasthénie, qui est causée par des anticorps dirigés contre les récepteurs cholinergiques nicotiniques des muscles striés, des anticorps anti-récepteurs b2-adrénergiques sont observés chez 18 % des individus affectés. Enfin, dans l'hypertension maligne secondaire, des autoanticorps anti-récepteurs (a1 -adrénergiques sont présents dans 64 % des cas.
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