3. Applications et environnement :
3.2 Les OGM représentent une autre façon de surmonter le problème :
Bien que l’utilisation des phytases thermostables comme additifs alimentaires semble être une solution aux problèmes de pollution indiqués, la construction de protéines thermostables capables encore de garder son activité catalytique pendant le stockage des produits alimentaires avant son utilisation, devient une tâche très compliquée à accomplir. Une façon de contourner ce problème consiste à introduire les phytases comme produit enzymatique synthétisé dans l’animal lui-même.
En effet, la conception d’un organisme génétiquement modifié capable d’exprimer des phytases comme constituant actif des enzymes digestifs évite d’une part le problème de la thermostabilité, et d’autre part, celui de la perte d’activité pendant le stockage. Afin de démontrer ceci, C. Forsberg
et al. (29) ont modifié le patrimoine génétique de souris afin de les rendre capables de sécréter cette enzyme dans leur salive. Cet organisme transgénique contient un gène codant pour la phytase de
E. coli, déjà testé dans des volailles et d’autres animaux monogastriques. La même conception a été appliquée par A. Richardson
et al. (30) afin de produire un modèle végétal,
Arabidopsis thaliana, capable de sécréter des phytases à travers des racines, en augmentant ainsi l’efficacité d’absorption de phosphore.
Bien que ces modèles montrent de résultats très satisfaisants, leur application industriel est loin d’être achevée, dû surtout à un problème de type social, où la notion des OGM dans la vie de tous les jours est encore un sujet de grande controverse. Finalement indiquer que d’autres expériences dans ce domaine, visent plutôt à produire la surexpression de phytases endogènes, dans certains organismes par l’introduction de cofacteurs, sans que ceci signifie bien sûr la manipulation génétique proprement dite
(31).