II-24 Désensibilisation par palmitoylation du récepteur :
La plupart des RCPG possède un ou deux résidus de cystéine localisés dans l'extrémité C-terminale. La palmitoylation de ces acides aminés ancre une portion de la queue C-terminale au niveau de la membrane plasmique créant ainsi une quatrième boucle intracellulaire. Cette modification post-traductionnelle peut influer sur le découplage du récepteur (Ross, 1995 - Böhm et al., 1997a). En effet, l'état dépalmitoylé d'un récepteur semble le rendre plus susceptible à la phosphorylation et à la désensibilisation (Moffett et al., 1996). Ce rôle plutôt indirect de la palmitoylation sur l'inactivation d'un récepteur a pu être montré en mutant le récepteur dopaminergique D1 (Ng et al., 1994) et le récepteur
b2-adrénergique (Moffett et al., 1993 - Moffett et al., 1996). Cependant, cette observation n'est pas généralisable à tous les RCPG ; la délétion de la cystéine du récepteur
a2A-adrénergique n'affecte pas ses propriétés de désensibilisation (Eason et al., 1994).
Avant d'aborder le chapitre suivant, il est à rappeler que les protéines RGS participent aux mécanismes d'inactivation des RCPG en accélérant l'hydrolyse du GTP de la sous-unité a (voir
chapitre I-22). La désensibilisation résulte, par conséquent, de l'atténuation du signal au niveau du ligand, du récepteur mais aussi des protéines-G.