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Mécanismes de la signalisation médiée par les récepteurs couplés aux protéines-G.

Auteur : Dr. Philippe SARRET - CNRS UPR 411 - Sophia Antipolis, France.

Institut et Hôpital Neurologique de Montréal, Université McGill - Montréal, Québec, Canada.


IV-22 Identification d'un variant non fonctionnel (vmnts2)

Article VI :
Botto J.M., Sarret P., Vincent J-P. and Mazella J. (1997a). Identification and expression of a variant isoform of the levocabastine-sensitive neurotensin receptor in the mouse central nervous system. FEBS Lett. 400, 211-214.

Au cours du criblage de la banque de cerveau de souris, nous avons cloné un ADNc variant (vmnts2) (article VI) dont la séquence nucléique en 5' et 3' était identique au mnts2 mais dont la taille n'était que de 1,3 kb. Le séquençage de la totalité de ce dernier a permis d'établir l'existence d'une délétion de 181 nucléotides provoquant un décalage de la phase de lecture et un arrêt précoce de la traduction après le cinquième domaine transmembranaire. La protéine correspondante (282 amino acides) exprimée dans les cellules COS-7 est incapable de reconnaître la NT iodée. Les expériences de transcription inverse et d'amplification en chaîne par polymérase (RT-PCR) mettent en évidence l'expression concomitante des ARNm du mnts2 et du vmnts2 dans diverses régions du système nerveux (néocortex, cervelet, striatum, bulbe olfactif, hypothalamus). Cette forme tronquée du nts2 n'est cependant pas exprimée de manière identique dans toutes les régions où le NTR2 est lui-même détecté, par exemple, la forme variante est très peu exprimée dans le mésencéphale mais est majoritaire dans la moëlle épinière. En accord avec l'étude de Chalon et al. ces deux formes sont absentes de l'hypophyse (Chalon et al., 1996). Il est vraissemblable d'envisager que la forme d'ARNm de 1,4 kb, observée en northern-blot par cette même équipe, puisse correspondre à son homologue variant chez le rat (Chalon et al., 1996). Le marquage intense et diffus à 1,8 kb que nous avons observé en northern blot (article I) comporte certainement ces deux formes d'ARNm.

Il existe d'autres exemples de RCPG tronqués non fonctionnels pour la liaison de l'agoniste tels que les récepteurs à dopamine D3 (Schmauss et al., 1993) et les récepteurs à sérotonine 5-HT2C (Canton et al., 1996). Ces variants d'épissage pourraient réguler la transduction du signal au niveau des récepteurs sauvages à 7 TM. Par exemple, l'existence d'une nouvelle séquence carboxy-terminale de 42 acides aminés, laisse envisager un rôle éventuel de ce variant vmnts2 dans la régulation de l'internalisation de la NT, via le nts2, si toutefois cette protéine est correctement adressée à la membrane de la cellule. Deux récepteurs chimiokines CC-R5 et CXC-R4 à cinq domaines transmembranaires ont récemment été décrits (Ling et al., 1999). Ces deux récepteurs conservent les propriétés des récepteurs à 7 TM, à savoir l'expression à la surface cellulaire, le couplage aux seconds messagers, l'internalisation et la désensibilisation. Cette dernière étude semble donc indiquer que les cinq domaines transmembranaires, au moins dans le cas des récepteurs chimiokines, constituent la structure minimale requise pour la fonctionnalité des RCPGs.

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