Variations autour des sept domaines transmembranaires :
L'élucidation de la structure moléculaire des RCPGs a montré l'existence de variations autour du thème des sept domaines hydrophobes, qui est caractéristique de cette famille de récepteurs (
voir Figure 4 ci-dessous).
Figure 4 : Variations autour du thème des sept domaines transmembranaires.
(D'après Coughlin, 1994 ; Ames et col., 1995 ; McKnight et Gordon, 1996)
Ainsi, les récepteurs visuels (rhodopsine et opsines des cônes) présentent la particularité de posséder un "ligand intrinsèque" (
Figure 4a), le chromophore 11-cis-rétinal, qui subit après absorption d'un photon, une photo-isomérisation qui va activer le récepteur (Stryer, 1991).
Les récepteurs des amines et autres petites molécules, ainsi que les récepteurs olfactifs, présentent des régions intra- et extracellulaires peu étendues. Le site de liaison du ligand est souvent localisé à l'intérieur de la poche circonscrite par les sept domaines transmembranaires (
Figure 4b).
En revanche, les récepteurs des peptides et des chimiokines lient la plupart du temps leur ligand par l'intermédiaire des régions extracellulaires (
Figure 4c).
Les hormones glycoprotéiques (FSH, HCG, LH, TSH), les ions calcium ainsi que l'acide glutamique, reconnaissent la grande extrémité amino-terminale de leurs récepteurs (
Figure 4d et 4e).
La thrombine active son récepteur (PARI) par un mécanisme protéolytique (Van Obberghen-Schilling et Pouysségur, 1993). En effet, le clivage spécifique de l'extrémité amino-terminale du récepteur par la thrombine, démasque le vrai ligand, constitué de la nouvelle extrémité du récepteur (
Figure 4f et Figure 5). Le clonage ultérieur de deux autres récepteurs activés par des protéases (PAR2 et PAR3) montre une sous-famille en expansion (Coughlin, 1994 ; lshihara et coll., 1997).
Le récepteur de la fraction C3a du complément (
Figure 4g) possède une deuxième boucle extracellulaire extrêmement grande (Ames et coll., 1995).
Enfin, un dernier exemple de cette variation concerne
les récepteurs de type EGF-TM7 qui comportent une grande région amino-terminale, pouvant être soumise à un clivage protéolytique (
Figure 4h) qui conduit à un hétérodimère
ab (Mcknight et Gordon, 1996).