II. Classification et histoire évolutive des récepteurs de la dopamine :
II.B. Histoire évolutive des récepteurs de la dopamine :
L'utilisation combinée de techniques de biologie moléculaire et cellulaire s'est beaucoup développée ces dernières années pour être appliquée à l'étude de l'activité des récepteurs. En général, ces techniques ne renseignent que sur les relations structure/fonction et n'apportent que peu de données sur le rôle physiologique des récepteurs dans l'organisme entier. L'importance de la mutagenèse effectuée sur ces récepteurs en est l'exemple le plus flagrant (voir les bases de données de mutants des récepteurs couplées aux protéines G:
http://www-grap.fagmed.uit.no/GRAP/homepage.html et
http://mgddk1.niddk.nih.gov:8000/MutationAnalysis.html, Herz et al., 1997 et
Figure 5).
Cependant, comprendre la fonction du récepteur, c'est étudier son association dans la cellule avec les différents partenaires impliqués dans la transduction du signal. C'est aussi analyser son rôle à une échelle différente, celle des cellules exprimant ces récepteurs et celle de l'organisme. D'un point de vue fonctionnel, les contraintes évolutives majeures s'expriment à l'échelle de l'individu pour le maintien de son intégrité. L'aspect évolutif est donc indispensable à prendre en compte pour comprendre comment la multiplicité génétique des récepteurs de la dopamine a été générée.
Figure 5 : Les mutations artificielles introduites dans les séquences des récepteurs D1.
Sur cette figure sont présentes toutes les mutations obtenues pour les récepteurs D1 ainsi que la caractéristique ou la propriété qu'elles affectent. Les sites intervenants dans plusieurs propriétés sont indiqués avec les couleurs correspondantes. La séquence est celle du récepteur D1A humain car c'est sur ce récepteur qu'a été faite la majorité des analyses mutationnelles. Cependant, lorsque les mutations concernent les récepteurs D1A de rat ou D1B humain, les acides aminés de substitution ont été choisis en remplacement en accord avec l'alignement des séquences (
Figure 4). Des détails plus précis sur chaque mutation sont donnés dans le texte et dans les Figure 14 et Figure 15. Ces mutations proviennent des travaux suivants: (Cho et al., 1996; Demchyshyn et al., 2000; Jensen et al., 1996; Jensen et al., 1995; Jiang et Sibley, 1999; Jin et al., 1998; Jin et al., 1999; Jin et al., 1997; Karpa et al., 1999; Pauwels et Wurch, 1998; Pollock et al., 1992; Sibley et al., 1998; Tomic et al., 1993)