accueil    revues    les récepteurs dopaminergiques
 


Analyse comparée des récepteurs D1 dopaminergiques chez les vertébrés.

Auteur : Dr. Stéphane LE CROM.   Site personnel : http://slecrom.free.fr


V. Régulation cellulaire des récepteurs D1 :

V.A. La désensibilisation des récepteurs D1 :

V.A.1. Les observations préliminaires :

Les premières analyses de la désensibilisation des récepteurs de la dopamine ont été effectuées sans distinguer les sous-types. L'incubation de tranche de striatum pendant 30 minutes avec de la dopamine, de l'apomorphine ou du SKF-38393 (10µM) entraîne une diminution de 50 à 60% de l'activité de l'adénylate cyclase (Memo et al., 1982). Cette diminution est bien spécifique des récepteurs D1 car elle est inhibée par le SCH-23390.

Les injections d'amphétamine capables de libérer de la dopamine des terminaisons neuronales ont permis d'observer in vivo une diminution du couplage des récepteurs D1 à l'adénylate cyclase (Roseboom et Gnegy, 1989). Toutefois, aucune baisse de la quantité de récepteurs (Bmax) n'est alors observée par la liaison de ligand radioactif. Des analyses effectuées sur les récepteurs de la dopamine du rein indiquent que ces phénomènes de désensibilisation interviennent également dans les types cellulaires du tubule proximal du rein d'oppossum (Bates et al., 1991). Ainsi, après 15 minutes de stimulation par la dopamine (10 mM) les récepteurs sont capables de perdre la moitié de l'activité de l'adénylate cyclase, mais cette diminution ne dépasse pas 63 % après 4 heures.

L'analyse par liaison de SCH-23390 radiomarqué montre que la baisse du nombre de récepteurs n'intervient qu'après 30 minutes et n'atteint pas 42 % de réduction au bout de 4 heures. Cependant l'absence de fractionnement cellulaire dans toutes ces expériences, rend difficilement interprétables toutes les expériences de liaison de récepteurs. Sans séparer les récepteurs de la membrane plasmique de ceux des compartiments intracellulaire, il se peut que les diminutions observées ne soient pas dues à une internalisation mais seulement à un chagement de conformation interférant sur les valeurs de Bmax. Le développement d'outils moléculaires plus précis et l'identification des différents sous-types du récepteur D1 permet d'affiner les analyses et de préciser chaque étape importante du phénomène de désensibilisation.


Avant-Propos   |    Classification    |    Localisation   |    Transduction du signal   |    Régulation    |    Conclusion   |    Bibliographie

page précédente sommaire page suivante


Cours de biologie  |  Articles de revue  |  Études  |  Offres d'emplois  |  Pense-bête  |  Sélection de livres  |  Nouveautés livres  |  Liens  |  Forum
  © 123bio.net - Tous droits réservés. Formulaire e-mail