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VI. Conclusion :
Toutes ces observations montrent qu'il est difficile de trouver pour chaque sous-type de récepteurs de la dopamine des caractéristiques qui les identifie avec précision chez les mammifères. En effet, les analyses pharmacologiques ne permettent pas de discriminer chaque sous-type, leur localisation anatomique est relativement proche et les expériences permettant de comprendre la mise en place d'une localisation polarisée n'ont pas aboutit à des résultats clairs. D'un point de vue fonctionnel, il apparaît de plus en plus que face à la multiplicité des voies de signalisation, c'est la composition du «transducisome» et la manière dont il se forme qui affecte la réponse cellulaire. Les variations importantes qui dépendent des méthodes d'étude ne facilitent pas l'identification de caractéristiques générales pour chaque sous-type du récepteur D1.
Il est donc important de développer une approche nouvelle afin de pallier à ces problèmes. La mutagenèse dirigée des récepteurs ne permet pas, la plupart du temps, d'obtenir de résultat quant au rôle précis d'un acide aminé en particulier. De plus, chez les souris dont le gène codant pour le récepteur D1A a été inactivé on ne remarque pas de trouble de comportement aussi important que ce que laissait prévoir l'implication importante du récepteur D1 dans l'initiation motrice (Drago et al., 1994). En effet, si la capacité d'exploration des souris semble un peu diminuée, il n'y a pas d'autres modifications évidentes. D'autres analyses plus précises indiquent que le récepteur est pourtant impliqué dans un large spectre de comportements sans avoir d'effet dominant par lui-même (Smith et al., 1998). Ces observations sont en accord avec le rôle essentiellement neuromodulateur que joue la dopamine, via les récepteurs D1 dans le système nerveux central.
Plutôt que de s'attacher à l'observation d'une espèce particulière comme modèle, le but de notre travail au laboratoire est de dégager des caractères généraux conservés chez tous les vertébrés afin de comprendre comment chaque sous-type s'est mis en place au cours de l'évolution et quelle fonction prépondérante a été sélectionnée pour chacun d'entre eux. Cette orientation méthodologique doit permettre de s'affranchir des particularités d'espèces et d'expression cellulaire spécifique. C'est cette approche fonctionnelle comparée et évolutive qui a été entreprise par la suite.
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