accueil  >  revues  >  la famille hétérogène des récepteurs de la neurotensine  >  liste des figures
 


La famille hétérogène des récepteurs de la neurotensine :
Pharmacologie, signalisation et traffic intracellulaire :


Auteur : Dr. Stéphane MARTIN - IPMC, CNRS UMR 6097, Sophia Antipolis, France.

Adresse actuelle : MRC Centre for Synaptic Plasticity - Department of Anatomy - Bristol University - UK.


Première partie - la neurotensine :

Première partie - la neurotensine :


2-2 Au niveau périphérique :
  Figure 3
Les principaux effets induits par la neurotensine en périphérie, outre ses effets vasodilatateurs qui ont permis sa découverte en 1973, sont largement décrits dans la littérature et sont résumés dans la Figure 3 (pour revue, Rostène et Alexander, 1997).La diversité des effets en périphérie peut être regroupée en 4 systèmes physiologiques (Figure 3). Au niveau du tractus gastro-intestinal, nous pouvons noter une diminution des sécrétions acides gastriques (Wood et al., 1988) ainsi qu'un ralentissement de la vidange de l'estomac (Thor et Rokaeus, 1983 ; Hellstrom et al., 1982). L'injection intraveineuse de NT entraîne l'augmentation des taux plasmatiques de prolactine (PRL), d'hormone lutéinisante (LH), de thyréostimuline (TSH) et d'hormone de croissance (GH). Elle induit également une augmentation de la glycémie et des sécrétions exocrines du pancréas et enfin, au niveau cardiovasculaire, provoque une augmentation de la perméabilité vasculaire (pour revue, Rostène et Alexander, 1997).

La neurotensine peut également agir en tant que facteur de croissance aussi bien sur des cellules dites saines que sur des cellules cancéreuses. En effet, l'effet trophique de la NT a été démontré sur un grand nombre de lignées cellulaires d'origine tissulaire diverse : côlon (Evers et al., 1992 ; Maoret et al., 1994), poumon (Bepler et al., 1988), prostate (Seethalakshmi et al., 1997) ou encore pancréas (Wood et al., 1988).

La neurotensine est par ailleurs impliquée dans les processus de chimiotactisme et de migration cellulaire notamment pour les cellules du système immunitaire. Goldman et al. ont montré que la NT induisait l'augmentation de la migration des neutrophiles en culture primaire (Goldman et al., 1983). Des résultats similaires ont été observés sur les macrophages et les lymphocytes murins en cultures primaires (De la Fuente et al., 1993 ; Garrido et al., 1992).

Nous avons vu au cours de ce chapitre que la neurotensine était largement présente au niveau central mais aussi dans les organes périphériques et que son champ d'activité pharmacologique était très varié. Il semble que ce peptide soit fortement impliqué dans certaines pathologies neurologiques telles la maladie de Parkinson (du fait d'une étroite interaction entre les voies neurotensinergiques et dopaminergiques) ou encore la schizophrénie (on observe en effet un taux élevé de NT circulante dans le liquide céphalo-rachidien). La neurotensine semble également avoir un rôle prépondérant au niveau de la prolifération et de la migration cellulaire des cellules saines et/ou cancéreuses. La multiplicité des effets pharmacologiques attribuée à la neurotensine nécessite la reconnaissance de ce peptide par différents sous-types de récepteurs dont trois, à ce jour, ont été identifiés.


page précédente - la famille hétérogène des récepteurs de la neurotensine - page suivante

 
haut de page 



Cours de biologie  |  Articles de revue  |  Études  |  Offres d'emplois  |  Pense-bête  |  Sélection de livres  |  Nouveautés livres  |  Liens  |  Forum

© 123bio.net - Tous droits réservés.