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Les mécanismes moléculaires de la perception olfactive.

Auteur : Dr. Valéry MATARAZZO - CNRS UPR 9024 - Laboratoire de Neurobiologie - Marseille, France.

Adresse actuelle : Johns Hopkins Medical Institute - Department of Neurosciences, Baltimore, MD, USA -


A - Principales caractéristiques du système olfactif chez les vertébrés :

A2. L'épithélium olfactif :

  Figure 2
L'épithélium olfactif est constitué de trois types cellulaires : les cellules de soutien, les cellules basales et les cellules neuroréceptrices : les neurones olfactifs (Figure 2). Les cellules de soutien s'étendent de la lame basale jusqu'à la lumière nasale où elles se terminent en formant des microvillosités. Elles se juxtaposent entre les neurones olfactifs, permettant ainsi de les isoler les uns des autres (De Lorenzo, 1957; Graziadei et Metcalf, 1971). Les cellules de soutien participent aussi à la régulation des concentrations ioniques, notamment à la régulation potassique qui est perturbée lors d'une dépolarisation des neurones olfactifs (Okano et Takagi, 1974; Getchell, 1977; Trotier et MacLeod, 1986). De façon générale, elles contribuent à la régulation de l'environnement des neurones olfactifs.

Les cellules basales sont disposées à la base de l'épithélium olfactif. Deux types cellulaires sont distingués par leurs caractéristiques morphologiques et topographiques : les cellules horizontales, en contact avec la lame basale, et les cellules globulaires plus volumineuses et plus superficielles. Les cellules basales régénèrent la population neuronale de l'épithélium olfactif. Suite à des observations morphologiques et autoradiographiques, il a été découvert l'existence d'une activité mitotique de ces cellules avec une filiation vers des neurones olfactifs (Hinds et al., 1984). Plus tard, Caggiano et ses collaborateurs (1994), ont précisé par infection rétrovirale que ce sont les cellules globulaires qui sont progénitrices. Cette neurogenèse des neurones olfactifs qui se maintient chez le mammifère adulte sera décrite plus en détail dans la suite du manuscrit.

Récemment, Zhang et ses collaborateurs (2000) ont émis l'hypothèse d'une communication entre les cellules basales et les neurones olfactifs par des pores jonctionnels. Ces derniers auteurs ont rapporté l'expression de la connexine 43 dans ces deux types cellulaires. Cette protéine est une sous-unité des jonctions "gap" qui permettent aux ions de passer directement d'une cellule à une autre sans transiter dans le milieu extracellulaire. La présence de ces pores jonctionnels pourrait rendre compte d'un échange d'information entre les cellules de l'épithélium olfactif.
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