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Les mécanismes moléculaires de la perception olfactive.

Auteur : Dr. Valéry MATARAZZO - CNRS UPR 9024 - Laboratoire de Neurobiologie - Marseille, France.

Adresse actuelle : Johns Hopkins Medical Institute - Department of Neurosciences, Baltimore, MD, USA -


A - Principales caractéristiques du système olfactif chez les vertébrés :

A2.1. Les neurones olfactifs :

Plusieurs travaux d'électrophysiologie employant l'électro-olfactogramme (EOG), les microélectrodes ou le patch-clamp ont attesté que ces cellules répondent aux stimulations olfactives par un courant dépolarisant (Ottoson, 1956; Sicard et Holley, 1984; Anderson et Ache, 1985; Trotier et MacLeod, 1986).

Des travaux d'immunocytochimie, révélant entre autre la présence de b tubuline de type III (NST), ont confirmé le phénotype neuronal de ces cellules (LeeetPixley, 1994). La population de neurones olfactifs varie de 2.106 à 3.108 cellules suivant les espèces et représente 60 à 80 % des cellules de l'épithélium olfactif. Leur morphologie a été décrite pour la première fois par Schultze, il y a plus de 140 ans (pour revue voir Zippel, 1993; Schild et Restrepo, 1998).

Chez les vertébrés, ce sont des neurones bipolaires de petite taille, formés d'un axone qui projette vers la région bulbaire et d'une dendrite qui se termine dans le mucus par une protubérance d'où émergent plusieurs cils. Les axones fins, qui partent des corps cellulaires traversent la sous-muqueuse et sont amyéliniques. Ils sont alors regroupés par dizaines et fasciculés par des cellules que Chuah et Au (1991) qualifient de cellules engainantes. Cette myéline, particulière du système olfactif, combine les caractéristiques immunocytochimiques des cellules astrocytaires et des cellules de Schwann puisqu'elle exprime la protéine fibrillaire acide de la glie (GFAP) typique des astrocytes et la protéine S-100 spécifique des cellules de Schwann (Gasser, 1956; Barber, 1982; Barber et Lindsay, 1982; Farbman et Squinto, 1985; Marin-Padilla et Amieva, 1989; Barber et Dahl, 1987; Pixley, 1992; Astic et al., 1998). Les faisceaux axonaux myélinisés traversent ensuite la boîte crânienne en franchissant la lame criblée de l'ethmo´de. Ils constituent le nerf olfactif, qui est le premier nerf crânien, et atteignent sans relais ni collatérale le bulbe olfactif au niveau des complexes glomérulaires.
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