accueil  >  revues  >  mécanismes moléculaires de la perception olfactive
 


Les mécanismes moléculaires de la perception olfactive.

Auteur : Dr. Valéry MATARAZZO - CNRS UPR 9024 - Laboratoire de Neurobiologie - Marseille, France.

Adresse actuelle : Johns Hopkins Medical Institute - Department of Neurosciences, Baltimore, MD, USA -


Présentation :


Les systèmes sensoriels réceptionnent les informations présentes dans l'environnement et transforment l'énergie de ces interactions en influx nerveux, qui transmis aux centres supérieurs du cerveau, vont prendre forme afin d'apporter une représentation interne du monde extérieur. Pour analyser les informations visuelles, auditives ou tactiles, les systèmes sensoriels correspondants utilisent un nombre limité de récepteurs qui sont répartis sur la surface sensible de façon à ce que l'information perçue repose sur un codage spatial. Contrairement à ce mode de fonctionnement, le système olfactif a adopté une stratégie différente pour percevoir les molécules odorantes. Un millier de gènes, soit environ 1% du génome, est destiné à exprimer des récepteurs olfactifs. Le système olfactif est donc équipé d'un grand nombre de récepteurs qui constitue d'ailleurs la plus grande famille de gènes connue à l'heure actuelle.

Cependant, si le nombre de gènes codant pour ces récepteurs est élevé, s'il est possible de les localiser sur les chromosomes, si cette grande famille multigénique se subdivise en sous-familles et si ces gènes gouvernent l'organisation d'une carte bulbaire précise, à ce jour, aucune corrélation n'a pu être établie entre les différentes sous-familles de molécules odorantes et de récepteurs. La phase de réception reste incomprise, peut-être parce qu'elle ne suit pas tout à fait les principes qui régissent les autres récepteurs membranaires !

La revue qui suit relate les données bibliographiques qui caractérisent les neurones olfactifs. Dans le domaine de l'olfaction, la fin du XXeme siècle a été marquée par des approches moléculaires qui ont tenté de déterminer les propriétés fonctionnelles des neurones olfactifs. Mais notons qu'il s'agit d'un état des lieux à un instant donné. J'entends par-là que dans une discipline aussi évolutive que la neurobiologie moléculaire et dans un sujet en pleine explosion d'un point de vue moléculaire, ce texte ne peut espérer être exhaustif.



"The survival of an organism depends largely on its ability to monitor its environment constantly and accurately. To do this, organisms have evolved a wide range of sensory systems to detect, transduce and evaluate relevant environmental signals. Smell and taste are two primary neurosensory systems that animals use to assess the external chemical environment. This monitoring is a complex operation : an organism must be capable of resolving not only a single odorant or taste stimulant from a heterogeneous mix of chemicals, but also concentration differences and their temporal variation. The systems that have developed to fulfil these tasks appear to be functionally similar in organisms as diverse as Drosophila and humans."

Frank Margolis - The molecular basis of smell and taste transduction.




"Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles et plus vivaces, immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir ."

Marcel Proust - Du côté de chez Swann.

haut de page 
page précédente sommaire page suivante


Cours de biologie  |  Articles de revue  |  Études  |  Offres d'emplois  |  Pense-bête  |  Sélection de livres  |  Nouveautés livres  |  Liens  |  Forum

© 123bio.net - Tous droits réservés.